La réponse
29 AOUT 2013
Pour les produits d'origine animale, dans un 1er temps, il faut faire la distinction entre les substances dites "constitutives" et celles dites "non constitutives".
• Les substances constitutives sont celles qui atteignent l'intégrité physique de l'animal. En d'autres termes, leur prélèvement implique le décès au préalable de l'animal. Exemple : graisse et huile de vison.
• Les substances non constitutives ne nécessitent pas d'atteinte à l'intégrité physique de l'animal, elles sont récoltées sans danger pour lui. Exemple : cire d'abeille, lanoline.
À la lecture de ces informations, on pourrait jeter l'opprobre sur le 1er cas, celui des substances constitutives. Mais il faut tenir compte d'un 2ème élément, celui de l'origine de l'animal : est-il sauvage ou issu d'élevage ?
Les substances constitutives autorisées dans les cosmétiques doivent provenir exclusivement d'animaux d'élevage. La plupart du temps, la cosmétique "retraite" un sous-produit de fabrication, par exemple dans le cas des visons, le but principal de l'élevage est la production de fourrure pour l'habillement. Au lieu d'être jetée, la graisse sous-cutanée de l'animal est récupérée pour les industries de la pharmacie d'abord, et celle de la cosmétique en second lieu.
Pour en revenir au maquillage, certains ingrédients d'origine animale entrent effectivement dans la composition de certains produits : cire d'abeille et lanoline dans les rouges à lèvres, huile de vison et lanoline dans les produits pour les ongles, par exemple.
Les substances à très forte polémique, comme la graisse de baleine, sont interdites depuis de nombreuses années dans les cosmétiques destinés à être vendus sur le territoire européen.
Ces ingrédients peuvent être utilisés quasi dans leur état originel, la plupart du temps ils ne subissent qu'une décoloration et désodorisation sur filtre à charbon actif.