http://www.observatoiredescosmetiques.com/pro/actualite/compte-rendus-congres/la-peau-tres-sensible-du-bebe-existe-mustela-le-prouve-4596
17 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès

La peau très sensible du bébé existe : Mustela le prouve

Aujourd’hui, la notion de peau très sensible chez l’adulte est connue, mais chez l’enfant, aucune étude ne l’a encore prouvée. Sur près de 700 000 publications dans la littérature scientifique concernant ce type d’épiderme, pas une seule ne se concentre sur la peau des bébés. Néanmoins, de plus en plus de parents consultent des dermatologues pour des problématiques cutanées bien précises. Mustela a dévoilé les résultats de sa dernière étude qui prouve l’existence de ce type d’épiderme chez le bébé et l’enfant.

Gaelle Bellemere, responsable Innovation, science du vivant et communication du laboratoire Expanscience et Clarence de Belilovsky, dermatologue et membre du Cercle des Experts Mustela, ont présenté les résultats de l'étude.

Jusqu'alors, trois types d'épidermes étaient connus chez l'enfant, reconnaissables à l'œil nu par les parents.
La peau normale : caractérisée par son aspect lisse, doux et sa couleur homogène, elle nécessite néanmoins une hydratation quotidienne.
La peau sèche : détectable grâce à de légères desquamations. L'épiderme est un peu rêche et peut peler. Généralement, ces phénomènes se manifestent en hiver, ils sont dus à une déficience de la barrière lipidique.
La peau atopique : les squames sont très visibles à cause de l'extrême sécheresse de l'épiderme. On peut aussi trouver des plaques d'eczéma très rouges. Bien souvent, on ne trouve pas de facteurs déclenchants.
Néanmoins, Clarence de Belilovsky explique que cette classification canonique est bousculée par la caractérisation d'un nouveau type de peau, "que l'on reconnait sur plus en plus d'enfants. Dès lors, prouver son existence s'est imposé afin de soigner aux mieux les bébés qui en souffrent. Désormais, nous devons considérer qu'il existe quatre types d'épidermes différents", détaille-t-elle.

Conception de l'étude

Gaelle Bellemere, en partenariat avec le Professeur Misery, responsable du centre de dermatologie à Brest, ont initié une étude épidémiologique internationale. Le but ? Rechercher l'existence et la manifestation de cet épiderme. Le panel s'est étendu sur cinq pays et a regroupé près 8000 bébés et enfants avec la collaboration de 420 pédiatres. Les chercheurs ont souhaité mesurer la prévalence de la peau très sensible et également identifier les signes cliniques et les facteurs déclenchants.
Les parents ont parlé à la place des enfants. Il est important de comprendre que ce syndrome cutané est déclaratif, c'est à dire que c'est le sujet lui-même qui déclare qu'il a la peau sensible. Les médecins peuvent détecter des rougeurs, des sécheresses cutanées mais sans être vraiment sûrs qu'il y a derrière un syndrôme sensibilité. Tout le travail des chercheurs a reposé sur la nécessité a pouvoir démontrer que cette remontée des parents était sous-tendue par une réalité biologique au niveau de la peau. Pour se faire, ils ont dressé un questionnaire d'évaluation qui a été soumis à des parents auprès de leurs bébés grâce à des pédiatres, Par la suite, deux groupes ont été constitué : un composé de bébés à peau normale et l'autre à peau sensible".

À partir de cette constitution, l'architecture même de l'étude a reposé sur la comparaison de deux types de peaux différents. Gaelle Bellemere explique avoir "mesuré des signes cliniques visibles, comme la rougeur, ou la sécheresse cutanée mais on a également cherché à documenter les signes invisibles de picotements, de tiraillements qui démontrent que le bébé est inconfortable dans sa peau. Et enfin on a cherché à savoir si biologiquement cette peau sensible était différente de la peau normale parce que c'est ce qui est important pour pouvoir concevoir au mieux les produits qui vont aider ces épidermes".
La durée, l'intensité et la fréquence de ces signes ont été mesurés. L'équipe de chercheurs s'est rendue compte que les peaux sensibles manifestaient beaucoup plus souvent et de manière plus de façon plus longue ces désagréments épidermiques. 

La dernière phase de tests a été dédiée à mettre en exergue l'existence d'éléments déclencheurs dans le processus de d'hyper-sensibilité de l'épiderme. Gaelle Bellemere déclare "qu'il y a vraiment des raisons internes qui font que cette peau-là va réagir. On remarque que ces marqueurs d'inflammation cutanée sont plus élevés dans la peau sensible que dans la peau normale".

Peau très sensible : la reconnaître et la soigner

La peau très sensible de l'enfant est caractérisée par un seuil de tolérance abaissée et une réaction anormale à des agressions du quotidien ou stress extérieurs normalement bien tolérés. Ces facteurs provoquent des rougeurs, picotements et autres inconforts cutanés.
Clarence de Belilovsky indique que "les éléments déclencheurs peuvent être d'ordre climatique comme le vent, le froid ou la chaleur. Les causes chimiques sont également responsables de ces désagréments. En tête de liste on retrouve l'eau calcaire, la présence de détergent dans la lessive ou encore le contact de la barbe du père avec l'épiderme du bébé".

Comment en prendre soin
Clarence de Belilovsky précise qu'en "raison de la présence de facteurs déclenchants mécaniques, il est nécessaire d'appliquer des produits qui pénètrent facilement dans la peau, qui n'ont pas besoin d'être massés pendant des heures et qui se rincent bien. Les cosmétiques doivent être en parfaite affinité avec la peau. Cet épiderme délicat a besoin de soins garantissant une tolérance optimale afin de limiter ces inflammations neurogènes qui induisent la rougeur".

Fort de cette découverte, Mustela a développé une nouvelle gamme de produits dédiés aux épidermes très fragiles. Formulés à base de schizandra et de perséose d'avocat, ces cosmétiques sont sans parfum et offrent une haute tolérance aux bébés les plus exigeants.

JS

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
Vos réactions [1]
dominiqueyon
le Thursday 27 July 2017
Conservateurs

Bonjour, merci de nous faire partager les résultats de cette étude. Il serait aussi pertinent d'étudier l'impact des conservateurs sur ce type de peau. Des solutions existent pour les supprimer!

Merci de vous identifier pour voir les commentaires

Tous les articles [272]
© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
26 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Les 3 grandes tendances qui impactent le marché cosmétique, par Euromonitor

Lors de la Cosmetics Europe Week 2017, Ildiko Szalai, d'Euromonitor, a présenté un état du marché cosmétique mondial. Au-delà de ses bons résultats globaux, l'analyste a souligné les grandes tendances qui l'influencent actuellement, de... [Lire la suite]

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
19 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Protection solaire : faut-il passer au SPF 100+ ?

SPF 30, SPF 50, SPF 50+… on a coutume de penser que la protection qu'ils permettent n'est pas si différente que ce que les chiffres bruts laissent penser. Lors de la Sun Protection Conference, qui s'est tenue à Londres les 6 et 7 juin 2017, le Dr Joshua Williams, de Johnson... [Lire la suite]

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
18 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Rapport d'évaluation de la sécurité : les attentes de l'ANSM (1/2)

Le 29 juin 2017, lors de la réunion des évaluateurs de la sécurité des produits cosmétiques avec l'ANSM, l'Agence de contrôle a détaillé les non-conformités relevées dans les dossiers de sécurité au cours de ses... [Lire la suite]

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
12 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Évaluation de la sécurité : 0 écart pour 0 polémique ?

Le 29 juin 2017, l'ANSM a invité les évaluateurs de la sécurité des produits cosmétiques dans ses locaux pour une réunion d'information et d'échange. Une occasion pour l'autorité de contrôle comme pour l'industrie de faire un... [Lire la suite]

12 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
De l’importance de l’environnement dans la RSE

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) relève, selon l’Union Européenne de "l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec... [Lire la suite]

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
11 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Cosmétiques : ce que les consommateurs en pensent vraiment

Quand les ONG, les associations de consommateurs ou la presse généraliste évoquent les cosmétiques, c'est bien souvent pour dénoncer les dangers associés à l'utilisation de certains ingrédients. Comment ces messages alarmistes sont-ils... [Lire la suite]

5 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Quand beauté et data ne font qu’un

Depuis quelques années déjà, les données relatives aux clients sont une mine d’or pour les entreprises. Elles représentent des enjeux commerciaux et marketing importants si elles sont bien utilisées. Le secteur des cosmétiques n’est... [Lire la suite]

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
4 JUILLET 2017 Comptes-rendus Congrès
Non, les anti-inflammatoires n'impactent pas le SPF !

Lors de la Sun Protection Conference, qui s'est tenue à Londres les 6 et 7 juin 2017, le Dr Ludger Kolbe, de Beiersdorf, est venu répondre, études scientifiques à l'appui, à une polémique récurrente dans le domaine de la protection solaire:... [Lire la suite]

© CosmeticOBS-L'Observatoire des Cosmétiques
28 JUIN 2017 Comptes-rendus Congrès
Solaires : et s'ils protégeaient sans nuire ?

L'exposition au soleil est un facteur reconnu d'affections de la peau et de cancers cutanés. Mais les rayons UV sont aussi à l'origine de mécanismes biologiques dont l'action positive est prouvée sur un grand nombre de maladies, tout aussi graves. Or, les filtres... [Lire la suite]

28 JUIN 2017 Comptes-rendus Congrès
Vente à distance, e-commerce et duty-free : quel est le cadre règlementaire ?

Si les différents circuits de commerce à distance sont connus par le consommateur et lui permettent d’acheter plus aisément, bien souvent le distributeur ignore quelles règles sont applicables à ce type de transactions. Lors des rencontres... [Lire la suite]