CONNAISSANCES À CE JOUR
Bien que répertorié en tant qu’émollient, cet ester de l’acide kojique est principalement mis en œuvre pour ses propriétés d’inhibiteur de la tyrosinase (une enzyme qui catalyse la production de mélanine) qui lui confèrent une activité dépigmentante. On le retrouve à ce titre dans les produits éclaircissants de la peau, anti-taches brunes et anti-masque de grossesse, ou encore dans les produits anti-âge.
Sensibilisant cutané, il est susceptible de déclencher des réactions allergiques. C’est également un irritant de la peau et des yeux.
Sa sécurité d’emploi a été remise en cause en septembre 2008 par le SCCP (Comité scientifique européen sur les produits de consommation), en soulignant notamment que la pénétration transcutanée du composé s’avérant assez élevée, et son élimination par l’organisme relativement limitée, l’utilisation répétée de produits blanchissants peut aboutir à une exposition systémique supérieure à celle résultant d’une administration en une dose unique. Le Comité a ainsi recommandé à cette occasion une réévaluation des marges de sécurité concernant cet ingrédient.
Voir aussi l’article L’ingrédient du mois : L’acide kojique.