Ils font les cosmétiques
Violette Watine, le cœur de Mademoiselle Bio
Est-ce un nom ? Un surnom ou un pseudo ? Une marque ?... Au fil du temps, Mademoiselle Bio est devenu tout cela à la fois. Et bien plus encore (et depuis les tout débuts) : Mademoiselle Bio est une aventure. Imaginée, portée et vécue au quotidien par sa fondatrice, une vraie Madame et tout à fait Bio : Violette Watine.
« Mademoiselle Bio est né d’un cheminement personnel. C’était une envie, une démarche intuitive, une façon de trouver ce dont j’avais besoin en cosmétique bio… mais au départ, je n’y connaissais rien du tout ! ».
Violette Watine a des excuses. Quand on sort de chez L’Oréal après être passée chez Procter & Gamble en provenance directe d’une école de commerce, on a toutes les raisons de voir le bio comme une autre planète un peu étrange…
Mademoiselle conventionnelle
Dans une autre vie, elle était en effet « Chef de groupe marketing international » pour Lancôme. Elle travaillait dans le secteur des nettoyants, démaquillants ou hydratants au développement des produits pour adapter formules, packagings, pubs et plans médias aux tendances et exigences des marchés étrangers.
À l’époque, elle croyait dur comme fer à la « philosophie » L’Oréal : « on est les meilleurs, on est meilleurs que tous les autres, on est les meilleurs… Des questions ? Pas question : on est les meilleurs. ». Elle était « passionnée par son boulot » et « pesait » 250 millions de chiffre d’affaires. Elle s’est un peu allégée depuis, tant dans son poids financier que dans ses certitudes !
Le déclic Augustin
Mademoiselle (ou plutôt Madame !) Watine aurait pu poursuivre une brillante carrière dans la cosmétique conventionnelle. Mais Augustin s’est annoncé : Violette était enceinte, et comme beaucoup d’autres au moment de la première grossesse, a commencé à reconsidérer un peu son mode de vie : « Je voulais le meilleur pour mon enfant. Des produits sains, frais, des légumes qui avaient du goût… donc du bio ! ».
Mais elle ne s’arrête pas à l’alimentation. Sur les conseils d’une haptonome, elle apprend à toucher au cœur de la vie et utilise pour la première fois un cosmétique bio : une huile anti-vergetures. « J’ai eu alors beaucoup de discussions avec des adeptes du bio, et j’ai commencé à tout remettre en questions. J’ai réappris le bon sens, ressenti le besoin de me reconnecter à la terre… ». Le vert était dans le fruit des amours de Mademoiselle… devenue Bio convaincue.


