L'actualité des cosmétiques
Rencontres réglementaires Cosmed : le point sur les chantiers cosmétiques en cours
Aluminium, alcool, nanomatériaux, conservateurs… les Rencontres réglementaires organisées par Cosmed, l'Association professionnelle des Petites et Moyennes Entreprises de la filière cosmétique, et qui se sont tenues le 19 mars à Marseille, ont été l’occasion de faire le point sur les actualités du monde cosmétique. L’Observatoire y était. Petit compte-rendu.
Cette journée de rencontres était principalement l’occasion pour les professionnels de la cosmétique de prendre connaissance des dernières informations réglementaires ou techniques influant sur la fabrication ou la distribution de leurs produits. Autorités sanitaires (Afssaps, DGCCRF), experts et spécialistes ont ainsi présenté les dernières orientations de leur travail et apporté des éléments nouveaux sur les chantiers en cours.
Catherine Desmares, Directrice du département d’évaluation de la publicité, des produits cosmétiques et biocides à l’Afssaps, a ainsi fait le point sur l’évaluation des quelques ingrédients actuellement sur la sellette.
Alcool et Aluminium : à suivre…
Une évaluation de l’éventuelle toxicité pour l’organisme de l’alcool (éthanol), par voie cutanée et à faibles doses, était en cours en 2008. Les experts de l’Afssaps ont conclu que ce composé ne posait pas de problème de sécurité particulier, sous réserve que le cosmétique qui en contient soit appliqué sur une peau saine.
Les marges de sécurité semblent satisfaisantes, sauf dans le cas des produits d’hygiène buccale et pour les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans. À voir si ces conclusions seront suivies de recommandations pour l’usage de l’alcool dans ces cosmétiques…
Une étude sur le passage transcutané des sels d’aluminium était également conduite, leur potentiel toxique étant fortement suspecté pour certains organes (notamment le cerveau).
Elle a conclut que les calculs des marges de sécurité n’étaient pas satisfaisantes, mais, les sources d’exposition à l’aluminium étant très variées (on en trouve aussi dans certains aliments ou dans l’eau, par exemple…), et les cosmétiques ne représentant pas la source principale, un examen plus complet de ce problème, dans un cadre d’exposition plus global, a été demandé à l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail). Est-ce que cela pourrait s’appeler : botter en touche ?

