L'actualité des cosmétiques
Nouveau sursis pour les colorations capillaires
Cela fait maintenant quelques années que les substances utilisées dans les teintures capillaires font l’objet d’une évaluation globale de la sécurité au niveau européen, du fait de leur potentiel toxique et leur caractère très allergisant. Dans ce cadre, 31 substances de teinture capillaire étaient provisoirement autorisées jusqu’au 31 décembre 2009, dans l’attente d’une évaluation finale du risque rendu par le comité scientifique des produits de consommation européen. Qui vient d’obtenir un délai supplémentaire avant de rendre sa décision.
La procédure devait se dérouler suivant un calendrier très précis.
Les entreprises cosmétiques devaient fournir toutes les données scientifiques relatives à la sécurité des produits de réaction formés par les substances oxydantes utilisées dans les teintures capillaires avant le 31 décembre 2007. Et le comité scientifique européen des produits de consommation (CSPC) devait les étudier et rendre son avis dans la foulée. L’idée étant que toutes les colorations permanentes ou non permanentes pour lesquels aucune donnée de sécurité n’aurait été fournie ou sur lesquelles le CSPC aurait rendu un avis négatif seraient interdites.
Premier contretemps : le CSPC, après examen des données, estiment que celles-ci sont incomplètes et demande que l’industrie fournisse les données manquantes. Premier sursis, jusqu’en septembre 2009, date depuis laquelle le Comité en dispose enfin.
Et c’est lui qui demande aujourd’hui un délai supplémentaire pour les examiner avant de rendre son avis final.
Ce qui a donné lieu a une nouvelle Directive, qui précise que "par conséquent, la réglementation définitive des 31 substances oxydantes utilisées dans les teintures capillaires (…) et sa transposition dans le droit national des États membres n’auront pas lieu avant l’expiration du délai provisoire. Leur utilisation provisoire pour les produits cosmétiques doit donc être prorogée. Le nouveau délai prorogé au 31 décembre 2010 est considéré comme suffisant pour la réglementation définitive de ces substances."
On l’espère…

