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L'ingrédient du mois

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Les libérateurs de formaldéhyde


On n’en parle pas beaucoup, et pourtant ils sont très présents dans nos cosmétiques.  Ils sont soumis, comme l’ensemble des conservateurs, à des restrictions d’emploi, mais elles ne semblent pas forcément à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre quand on les étudie d’un peu près. Les libérateurs de formaldéhyde n’ont pas exactement des noms simples à retenir, on y aurait cependant souvent fort intérêt.

On connaît bien le formaldéhyde, appellation INCI du formol, également désigné pas les noms de méthanal ou aldéhyde formique.
Cet alcool désyhdrogéné est un conservateur antimicrobien, également substance classée par le Centre international de recherche sur le cancer dans le groupe 1 des agents cancérogènes pour l’homme, notamment pour les voies respiratoires.

Dans un avis du 14 mai 2009, l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) souligne que "le formaldéhyde exerce une toxicité locale au niveau des sites d’exposition directe (œil, sphère ORL, tractus gastro-intestinal, peau). Pour la voie aérienne, les effets critiques du formaldéhyde retenus chez l’homme sont des irritations oculaires et des voies respiratoires, observés pour des expositions aiguë et chronique. Le formaldéhyde est aussi à l’origine de cancers du nasopharynx par voie aérienne chez l’homme…".

C’est de plus un fort irritant cutané ainsi qu’un composé allergisant très fréquemment impliqué dans des phénomènes de réactions indésirables (dermatites de contact, asthme, etc.).
Son utilisation a pratiquement été abandonnée en cosmétique, excepté dans les durcisseurs d’ongles où on le retrouve encore assez souvent.

Abandonné par l’industrie mais pas totalement interdit par la réglementation européenne, sauf dans les aérosols du fait de son caractère cancérogène par inhalation. Pour les autres types de cosmétiques, elle s’est contentée de fixer des concentrations maximales à ne pas dépasser : 0,2 %, sauf dans les produits d’hygiène buccale où il est limité à 0,1 % et dans les durcisseurs d’ongles où sa présence ne doit pas dépasser 5 % du produit fini.


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