L'actualité des cosmétiques
Les cosmétiques entrent au musée
Deux expositions consacrées aux soins du corps et cosmétiques de l'Antiquité à la Renaissance abordent l'histoire de la toilette et du bain au fil du temps. Représentations, objets, ustensiles, recettes... témoignent des usages anciens en matière de beauté. L'art s'associe ici à la science avec les résultats d'une étude conjointe menée par les équipes du Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF, CNRS / ministère de la Culture et de la Communication) et de L'Oréal Recherche qui décryptent la composition des produits cosmétiques antiques.
Pommade, onguent, fard, parfum, teinture capillaire...
Afin de mieux connaître la composition chimique des produits cosmétiques utilisés durant l'époque romaine et percer les secrets de leur fabrication, 144 échantillons de produits archéologiques ont été analysés entre 2005 et 2008 par les équipes du Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF, CNRS / ministère de la Culture et de la Communication) et de L'Oréal Recherche.
Prélevés sur différents supports (flacons en verre, pots à fard en terre cuite...) et aidés de textes anciens de chimie et botanique, ils livrent les secrets d'une histoire de la beauté, à l'origine de nos pratiques et de l'industrie cosmétique actuelles.
Le plomb et ses composés
Les formulateurs de l'époque maitrisent parfaitement la chimie du plomb, bien que les effets de sa toxicité soient déjà connus. Ce métal et ses composés se retrouvent dans la composition de nombreux produits comme le fard blanc utilisé pour rehausser le teint ou encore cette crème faite de carbonate de plomb contenue dans un balsamaire du IIIème siècle.
Aussi est révélée cette technique de coloration des cheveux en noir par l'application d'un mélange d'oxyde de plomb et de chaux, pratique dangereuse et définitive car le cheveu noircit grâce à la formation de cristaux de galène.

