Apprendre à lire les étiquettes
Cosmétiques : quelle preuve pour l’efficacité ?
Les tests le prouvent et les étiquettes affichent parfois les chiffres qui viennent à l’appui de la promesse d’efficacité. Est-ce un « plus » par rapport à celles qui se contentent de promettre sans preuves ? Tout dépend de ce que disent les chiffres et de ce qu’ils représentent…
La « preuve » est en quelque sorte la justification de la promesse, les arguments qui la crédibilisent, qui font que le consommateur risque d’y croire suffisamment pour acheter le produit. Elle n’est pas toujours apportée par le fabricant (il n’y est pas obligé), qui peut se contenter d’affirmer l’efficacité de son cosmétique sans la détailler, comptant alors sur la renommée de sa marque ou la seule force des messages publicitaires pour emporter l’adhésion du consommateur. Mais quand elle est présente, elle vaut qu’on l’étudie jusque dans ses mentions en plus petits caractères…
Il y a preuve et preuve
Pour convaincre son client potentiel, le fabricant peut utiliser plusieurs méthodes, qui restent toujours à son entière discrétion, et dépendent aussi des moyens dont il dispose : un texte explicatif qui repose sur des connaissances établies et généralement admises sur les propriétés des matières premières mises en œuvre revient évidemment moins cher que la mise en place de tests cliniques d’efficacité, par exemple.
La description des actifs
Une étiquette peut d’abord argumenter en présentant les principaux composants du cosmétique, quand ils sont de nature à produire l’effet revendiqué.
Elle peut alors simplement les lister, souvent sous le nom-même ou la dénomination du produit. Un contour des yeux peut mettre en avant son extrait de bleuet et son eau florale de camomille, un antirides axera davantage sur son huile d’argan ou son acide hyaluronique, un amincissant sur sa caféine. Au consommateur de déterminer alors de la pertinence de la présence de ces actifs…
Le fabricant peut aussi détailler les propriétés des principaux composants de la formule de son produit de façon plus exhaustive. L’information figure alors plus souvent à l’arrière de l’étiquette, au sein même de l’argumentaire. Plus intéressante, parce qu’a priori plus informative, cette énumération peut aussi révéler quelques surprises, certaines matières premières pouvant être ainsi dotées à l’occasion de qualités qu’on ne retrouve pas toujours dans la littérature scientifique !
